Technique

Emil Orlik : Painter, Woodcutter and Printer in Japan

Une estampe se réalise en trois étapes.

Peindre une oeuvre.

 

Graver des planches de bois qui serviront à imprimer les estampes.

Kitagawa Utamaro Création d'une estampe

Cette étape est le plus souvent réalisée par quelqu'un d'autre : un graveur sur bois.

Bertha Lum avait appris le métier de graveur et gravait donc elle même ses planches au début de sa carrière (voir la biographie)

Pour graver ces plaques, l'artiste/asrtian sacrifie la peinture : elle est retournée et collée sur une planche de bois (du cerisier). Puis, à l'aide d'outils spécifiques qui ressemblent à des scalpels, le graveur commence à travailler le bois.

L'artiste/artisan va sculpter le bois jusqu'à ce qu'il ne reste plus que les contours, les traits en relief. Cette planche de bois porte le nom de "planche de traits".

 

 

 

 

 

Planche de traits de Ming Huang and Yang Kuei Fei 1924.

 

Planche de traits ou "keyblock" de Sisters 1907(détail)

Une fois la planche de traits taillée, l'artisan gravait des bois de teinte, c'est-à-dire une planche par couleur à imprimer par aplat.

A chaque couleur correspond un relief gravé. Une seule estampe peut donc nécessiter jusqu'à 20 ou 30 planches suivant la complexité de l'œuvre.

 

Kitagawa Utamaro Création d'une estampe (détails)

Pour être sûr que les couleurs soient bien calées les unes par rapport aux autres, le graveur faisait deux encoches, une d'angle et une au milieu d'un côté : les kento .

La troisième et dernière étape est l'impression.

 

Le troisième artiste/artisan est l'imprimeur, c'est à lui que revient la dernière étape : imprimer en couleurs.

L'imprimeur dépose une couche de pigments mélangés à de l'eau et à de la colle sur la planche. Il répartit uniformément cette encre avec une brosse

 

Monk inking a printing block for a new edition of a sutra in the printing room of a Buddhist temple, Photo par l'agence Hartung.

 

Il dispose ensuite la feuille qui deviendra une estampe sur cette planche. Cette feuille est bien calée grâce aux kento .

Puis, à l'aide d'un tampon recouvert de feuilles de bambou (le baren ) il frotte la feuille pour que celle-ci prenne bien la couleur.

 

Emil Orlik Japanese Printer

 

Monk impressing a piece of paper on an inked printing block in the printing room of a Buddhist temple, Photo par l'agence Hartung.

 

L'imprimeur recommence autant de fois qu'il veut d'estampes.

Puis il recommence en changeant de planche (donc de couleur) en allant du plus clair vers le plus foncé.

Vous trouverez sur la page suivante un exemple d'impression d'une estampe d'Hiroshigé.

 

 

 

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